Partout dans le monde, nous célébrons aujourd’hui une journée particulière consacrée aux femmes, à leurs droits, à leur avenir et à leur rôle dans la société.
C’est en 1910, à Copenhague, que pour la première fois, émergeait l’idée d’une « Journée internationale des femmes ». Depuis cette date, des initiatives ou des actions symboliques ont été prises le 8 mars. Ce fut le cas à Oslo en 1915 où une importante manifestation de femmes était organisée en vue de la défense de leurs droits et en faveur de la paix. En 1977, l’Organisation des Nations Unies officialisait la Journée Internationale des Droits des Femmes.
Au-delà de la célébration symbolique annuelle de l’évènement, c’est surtout la réalité et le sort réservé aux femmes au quotidien qui nous préoccupent vraiment. Force est de constater que les droits des femmes n’ont pas rencontré la même évolution et dans certaines régions du monde, un important chemin reste à parcourir.
C’est la raison pour laquelle la France doit rester exemplaire dans ce domaine, comme dans bien d’autres. Et rappelons que, même en France, les droits des femmes ont été acquis « récemment » : le droit de vote en 1944, la possibilité d’exercer une activité professionnelle sans le consentement du mari en 1965, la reconnaissance de l’égalité de la rémunération entre hommes et femmes pour des travaux de valeur égale en 1974, l’autorité parentale conjointe en 1993, l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives en 2000 et en 2004 les premières dispositions relatives au conjoint victime de violences conjugales étaient adoptées.
Sur ce dernier point essentiel, il nous fallait aller plus loin car aujourd’hui encore de trop nombreuses femmes sont victimes de violences conjugales et meurent sous les coups de leur compagnon. Pour faire face à ces drames, nous venons d’adopter à l’Assemblée nationale le 25 février dernier (en 1ère lecture), une proposition de loi renforçant la protection des victimes, la prévention et la répression des violences faites aux femmes. Nous adressons ainsi un signe fort à la société et traduisons ainsi concrètement le choix de faire de la lutte contre les violences faites aux femmes la Grande Cause Nationale 2010.
Pour finir, je souhaiterais mettre en avant une initiative locale, celle de l’AVEMA, association oeuvrant en faveur des victimes qui effectue un travail remarquable…l’AVEMA a fait réaliser pour ce centième anniversaire une affiche créée par Christine Chaudet et Bruno Daguier, artistes peintres, j’ai le plaisir de vous la présenter ici.
Xavier Breton