Partout dans le monde, nous célébrons aujourd’hui une journée particulière consacrée aux femmes, à leurs droits, à leur avenir et à leur rôle dans la société. Voilà 101 ans que la « Journée internationale des femmes » a été instituée.
Au-delà de la célébration symbolique annuelle de l’évènement, c’est surtout la réalité et le sort réservé aux femmes au quotidien qui nous préoccupent vraiment. Force est de constater que les droits des femmes n’ont pas rencontré la même évolution et dans certaines régions du monde, un important chemin reste à parcourir.
C’est la raison pour laquelle la France doit rester exemplaire dans ce domaine, comme dans bien d’autres. Et rappelons que, même en France, les droits des femmes ont été acquis « récemment » : le droit de vote en 1944, la possibilité d’exercer une activité professionnelle sans le consentement du mari en 1965, la reconnaissance de l’égalité de la rémunération entre hommes et femmes pour des travaux de valeur égale en 1974, l’autorité parentale conjointe en 1993, l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives en 2000 et en 2004 les premières dispositions relatives au conjoint victime de violences conjugales étaient adoptées ; en 2010 l’Assemblée nationale les a renforcées en mettant l’accent sur les violences faites aux femmes.
Depuis 2007, gouvernement et majorité parlementaire sommes investis pour renforcer l’égalité hommes –femmes et permettre aux femmes d’avoir la place qu’elles méritent au sein de notre société. Quelques exemples…
- les conseils d’administration et de surveillance des grandes sociétés devront comporter au moins 40% de femmes d’ici 2017.
- les entreprises de plus de 300 salariés ont l’obligation d’établir un « plan d’action » en faveur de la parité.
- les indemnités journalières de maternité sont désormais prises en compte dans le calcul du montant de la retraite.
- 1,3 milliard d’euros sont déployés pour créer 200 000 places d’accueil supplémentaires de jeunes enfants et permettre la formation de personnels de la petite enfance.
- le juge des affaires familiales peut décider de mesures d’urgence après l’attestation de violence au sein d’une famille.
- le port du voile intégral, atteinte à la dignité de la femme, est interdit dans l’espace public.
Cette année je souhaiterais particulièrement remercier et saluer l’engagement de toutes celles qui, localement, oeuvrent avec dévouement dans les associations et qui contribuent ainsi à ce que nous puissions vivre dans une société plus solidaire et fraternelle.
Partout dans le monde des femmes se battent pour la liberté et la défense des droits fondamentaux, j’en ai rencontrées récemment au Soudan, saluons leur courage !