Londres vient d’être le témoin d’un sommet historique et face à la plus grave crise que le monde ait connu depuis les années 1930, les grandes puissances mondiales ont su être à la hauteur.
Sur le plan économique, des mesures concrètes ont été adoptées qui devraient permettre d’augmenter le PIB mondial de 4%. Les financements mis à la disposition des institutions financières internationales, la Banque mondiale, les banques régionales de développement et le FMI (750 milliards de dollars) constituent le véritable apport nouveau en matière de relance de ce sommet. Il s'agit d'aider les pays émergents ou en développement, qui contrairement aux pays avancés, n'ont pas la possibilité de mettre en place des programmes de soutien budgétaire.
Sur le plan politique, la réforme du capitalisme mondial tant attendue par la France est désormais en route. Les marchés financiers seront l’objet de réglementations exigeantes et une nouvelle régulation internationale est née. Le couple franco-allemand a su convaincre sur des décisions majeures : encadrement des bonus des traders, révision des normes comptables, création d’un nouveau conseil de stabilité financière et enfin engagement du G20 à prendre des sanctions contre les « paradis fiscaux ». Gordon Brown annonçait ainsi que « l'ère du secret bancaire est révolue ».
Cet accord historique repose sur des bases solides et apporte un réel espoir à la communauté internationale désormais dotée de moyens et d’outils pour surmonter la crise.