Les élections européennes de dimanche ont été marquées une nouvelle fois par une faible participation aussi bien en France que dans les autres pays de l’Union.
Je ne suis pas persuadé que cette désaffection populaire exprime un désintérêt pour la construction européenne ; je crois plutôt que l’abstention sanctionne un manque d’identification des députés européens par leurs concitoyens. En effet, les électeurs ne savent pas exactement quels sont les pouvoirs du Parlement européen au sein des institutions communautaires. De plus, le mode de scrutin par « inter région » crée une distance supplémentaire avec celles et ceux qui nous représentent à Strasbourg.
En ce qui concerne les résultats au niveau de notre pays, je voudrais souligner particulièrement la première place obtenue par la majorité présidentielle, ainsi que l’échec d’une opposition polémique et stérile.
Le succès de l’UMP et du Nouveau Centre tout d’abord. On sait que les élections intermédiaires sont souvent l’occasion pour les citoyens d’adresser un avertissement, voire de sanctionner le pouvoir en place. Or là, tout au contraire, l’électorat en plaçant largement en tête l’UMP et le Nouveau Centre a envoyé un message d’encouragement au gouvernement et à la majorité parlementaire. Ce message est d’autant plus significatif que ces élections ont lieu alors que nous traversons une situation économique difficile. Ces bons résultats montrent bien que nos compatriotes ont compris que le mouvement de réforme lancé depuis deux ans est utile pour notre pays et qu’il est indispensable d’avoir le courage de poursuivre tous les chantiers engagés.
Le deuxième enseignement de cette élection est l’échec d’une opposition systématique et stérile. Tous les commentaires le disent : les grands perdants de cette élection sont le parti socialiste et François Bayrou. L’un comme l’autre sont victimes de leur obsession anti-Sarkozy. Rien, strictement rien ne trouve grâce à leurs yeux dans la majorité actuelle. Là où, par exemple, tout le monde s’accorde à reconnaître la réussite de la Présidence française de l’Union européenne au deuxième semestre 2008, les socialistes et le Modem ne trouvent qu’à critiquer et à démolir.
Dans cette course à l’hyper-opposant, ils en ont oublié que le scrutin de dimanche était avant tout européen. Résultat, les électeurs les ont sanctionnés sévèrement et ont soutenu l’UMP et les listes Europe écologie. Ils ont fait confiance aux candidats qui avaient su élever le débat et promouvoir les propositions les plus en phase avec les enjeux européens, notamment en faveur du développement durable.
Ces faits saillants au niveau national se retrouvent à l’échelle de notre circonscription :
- Avec 30.33 % des suffrages, la liste conduite par Françoise GROSSETETE obtient un score encore supérieur aux moyennes départementale et régionale !
- Les polémiques déplacées et l’agressivité de ceux qui sont aujourd’hui aux commandes du Conseil général et de la ville de Bourg-en-Bresse sont également sanctionnées.
En ce qui me concerne, je préfère voir dans les résultats de la liste UMP ouverte au nouveau centre, à la gauche moderne et aux progressistes, un formidable encouragement pour promouvoir et mettre en œuvre la volonté de réforme dans le département de l’Ain, et plus particulièrement dans l’agglomération burgienne, dans la Bresse et dans le Revermont.