En apparence simple, cette question est pourtant loin d’être anodine ; au cœur de l’actualité, elle fait débat et les avis sont partagés...
En apparence simple, cette question est pourtant loin d’être anodine ; au cœur de l’actualité, elle fait débat et les avis sont partagés. Les réponses à cette question peuvent être très variées, mais elles renvoient toutes à un véritable choix de société.
Faut-il préserver des temps de « respiration collective » consacrés aux rencontres familiales et amicales, aux activités associatives, culturelles, sportives… ou faut-il réduire les citoyens à un statut de consommateurs permanents ?
A l’heure où l’ultra libéralisme et l’individualisme montrent cruellement leurs limites, il est temps de débattre sur la société dans laquelle nous voulons vivre.
De plus, l’ouverture de grandes zones commerciales le dimanche ne sera pas sans impact économique et social et risquera, de surcroît, de perturber l’équilibre de nos territoires.
Au plan économique, ce sont clairement les commerces de proximité qui subiront les effets de cette nouvelle concurrence, en voyant partir leurs clients du week-end vers les grandes zones commerciales. Il n’y aura pas un supplément d’achats, il y aura simplement un transfert géographique des consommateurs d’un lieu à un autre. En ce qui nous concerne, Bourg-en-Bresse et son bassin de vie bénéficient du rayonnement de Lyon, nous en sommes heureux, mais il n’est pas question de renforcer la concentration urbaine et de vivre comme des «banlieusards ». Ce qui peut se comprendre pour des parisiens et des franciliens qui ont des heures de trajet chaque semaine et un rythme de vie difficile, ne doit pas forcément et automatiquement être appliqué à l’ensemble du territoire.
Au plan social, le travail le dimanche serait organisé sur la base du volontariat, mais les salariés ne seront pas pour autant protégés contre des situations d’injustice. Qui en effet pourrait reprocher à un chef d’entreprise de privilégier la progression professionnelle de ceux qui auront sacrifié leurs dimanches ? et quel avenir pour les parents isolés qui voudraient travailler mais qui ne le peuvent pas faute de mode de garde ? faut-il également ouvrir les crèches et halte-garderies le dimanche ?
Le repos dominical n’est pas un vain mot et il ne s’agit pas seulement de se « reposer »…il est question de permettre à chacun d’entre nous de poursuivre des activités gratuites, non marchandes, de consacrer du temps à ses proches, à une association, à un club…
Alors que l’absence de repères personnels et sociétaux est de plus en plus cruelle, nous devons préserver ces moments de fraternité qui donnent tout son sens à la vie.
Alors VIVEMENT DIMANCHE !