Face à une « crise comme le monde n’en a jamais connu depuis un siècle », le chef de l’Etat a annoncé hier un nouvel élan en matière de politique sociale. Souhaitant ouvrir ce chantier et bâtir un programme adapté avec les partenaires sociaux, le chef de l’Etat a simplement lancé des pistes de propositions au travers desquelles on comprend très bien sa volonté de changement.
Tout en réaffirmant le choix de l’investissement pour soutenir l’économie et de la maîtrise des dépenses publiques, Nicolas Sarkozy poursuit les réformes et veut un Etat plus interventionniste, plus protecteur et plus juste dans la redistribution des richesses.
La somme de 1,4 milliard d’euros que vont générer, en intérêts, les prêts publics accordés aux banques sera entièrement consacrée au financement de mesures sociales en faveur des classes moyennes. A commencer par la suppression possible de la première tranche de l’impôt sur le revenu ou l’augmentation des allocations familiales. Rassurant les français sur l’utilisation des moyens consacrés à « sauver les banques », un contrôle sera exercé par la Cour des comptes. Le chef de l’Etat a également évoqué la suppression de la taxe professionnelle. Cette réforme d’envergure a pour objectif de mettre fin aux délocalisations et par conséquent de préserver nos emplois. Répondant aux attentes des syndicats, Nicolas Sarkozy, se dit favorable à un nouveau partage des bénéfices réalisés par les entreprises. Il préconise même une répartition égale en trois « parts » pour les salariés, les actionnaires et pour l’investissement.
Les perspectives ouvertes sont très grandes et on attend beaucoup des prochaines discussions avec les organisations syndicales et patronales. La détermination est là et je souhaite sincèrement que cette première étape traduira le début de l’unité nationale dont nous avons tant besoin pour surmonter cette crise.