Au lendemain de ce second tour des élections cantonales, quels enseignements pouvons-nous tirer ?
1 - Nous devons déplorer tout d’abord un nouveau record d’abstention.
Il est vrai que ces élections s’inscrivaient dans un contexte très agité avec notamment une actualité marquée par le drame japonais et le « printemps arabe » et qui a éclipsé les sujets de politique intérieure.
Les modalités de ce scrutin étaient également peu mobilisatrices : il n’était pas jumelé à une autre élection contrairement aux cantonales précédentes et ne concernait qu’un canton sur deux. De plus, les conseillers généraux élus dimanche auront un mandat limité à 3 ans en raison de la réforme territoriale.
Mais au-delà d’un contexte peu porteur, ce nouveau record d’abstention sanctionne le manque de lisibilité de notre organisation territoriale. Comme l’avaient déjà montré les élections régionales de l’an dernier, nos concitoyens s’éloignent de plus en plus des enjeux locaux, ne comprenant plus qui fait quoi entre les différents niveaux de collectivités territoriales.
Le millefeuille administratif étouffe progressivement notre démocratie locale !
C’est en ce sens que l’élection des conseillers territoriaux à partir de 2014 peut redonner un souffle et un élan à la décentralisation dans notre pays.
2 - Nous devons ensuite nous interroger sur la montée des votes protestataires : le Front de Gauche et, plus encore, le Front National ont obtenu des scores qui marquent une progression par rapport aux scrutins antérieurs.
En tant que majorité parlementaire, nous devons entendre ce message d’exaspération exprimé par des concitoyens qui attendent de notre part plus de résultats dans les domaines de l’emploi, de la justice sociale et de la cohésion nationale.
Mais cette montée des abstentionnistes et des votes protestataires est aussi le résultat de l’opposition systématique et stérile à laquelle se livrent les socialistes depuis des mois. Alors que notre pays connaissait des difficultés économiques et sociales, nous étions en droit d’attendre un peu plus de responsabilité et un peu moins de démagogie.
Tous enfin, nous devons nous interroger sur ce fossé qui se creuse entre la politique et les citoyens. Cela appelle de notre part plus de rigueur et plus d’exemplarité.
3 - En ce qui concerne notre département, je tiens tout d’abord à féliciter celles et ceux qui ont été élus.
Qu’ils soient de droite ou de gauche, ils sont désormais conseillers généraux et je m’attacherai à continuer à travailler avec eux pour le bien et le développement de nos territoires.
Je voudrais aussi avoir une pensée pour ceux qui ont participé à cette élection et qui n’ont pas été élus, et je pense en particulier aux cantons de Coligny et de Pont d’Ain.
Je voudrais enfin revenir sur les résultats dans l’agglomération de Bourg-en-Bresse. L’élection de Christian CHANEL et de Bernard PERRET est sans aucun doute un camouflet pour ceux qui à Bourg-en-Bresse ou au Département n’ont de cesse depuis 3 ans de lancer et d’entretenir des polémiques contre leurs prédécesseurs ou contre l’Etat.
Ce qu’attendent aujourd’hui nos concitoyens, ce n’est pas de la polémique et du sectarisme mais de l’action et de l’efficacité.