Madame la Ministre,
Je souhaiterais insister sur la place des villes moyennes dans l’Université.
Il faut être clair, il n’est pas question pour les villes moyennes de vouloir rentrer en concurrence avec des métropoles, ni de combattre la logique de pôles universitaires. Mais il y a une place pour les villes moyennes dans l’organisation de l’enseignement supérieur : les conditions de vie étudiante, notamment au niveau des locaux, sont souvent meilleures.
La présence d’antennes universitaires est aussi un élément important dans l’animation des villes, et cette animation ne peut pas être réservée seulement aux très grandes villes. La présence d’enseignants, de chercheurs et d’étudiants est aussi indispensable pour renforcer et utiliser le tissu économique. Là aussi, le tissu économique des bassins des villes moyennes ne doit pas être marginalisé. Or, nous avons trop souvent l’impression que la présence d’antennes universitaires dans les villes moyennes ne va pas de soi. Il faut sans cesse se battre, comme, par exemple, dans les contrats de projets, pour que cette présence soit reconnue à sa juste place.
Cette présence n’est d’ailleurs "consentie" qu’en contrepartie d’un engagement fort des collectivités territoriales au-delà de leurs compétences pour participer au financement des antennes universitaires tant en investissement qu’en fonctionnement.
Madame la Ministre, tous ces éléments donnent parfois l’impression pour les villes moyennes qu’elles sont un peu la "cinquième roue du carrosse", alors qu’elles sont prêtes à prendre toute leur place dans le rayonnement de nos universités.