Le Président de la République vient d’annoncer un certain nombre de mesures en faveur de la jeunesse. Ces mesures sont directement inspirées d'un Livre vert, publié en juillet, et qui regroupait 57 propositions issues de la commission sur la jeunesse, présidée par le haut commissaire à la jeunesse, Martin Hirsch.
Autonomie, responsabilisation, justice sociale, nouveaux droits, mais aussi devoirs sont les fondements de ce plan pour la jeunesse ambitieux et réaliste.
A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle et il est vrai que les moins de 25 ans sont souvent les premières victimes du chômage et des licenciements. Le RSA, revenu de solidarité active, est ainsi étendu aux jeunes de moins de 25 ans qui ont travaillé au moins 2 ans sur une période de 3 ans.
«Il ne s'agit pas de créer un RMI jeunes, qui ferait de nos jeunes des assistés», a insisté le chef de l’Etat faisant ainsi écho aux craintes de plusieurs Députés UMP. Xavier Breton évoquait ainsi mercredi dernier lors de l’audition de Martin Hirsch à l’Assemblée nationale « la question est de savoir si la société veut envoyer aux jeunes un message d’autonomie et de responsabilisation ou un message d’assistanat ».
En matière d’aide financière, une expérimentation devrait être mise en place permettant de renforcer l’autonomie des jeunes. Une partie des allocations familiales pourrait ainsi leur être confiée. Ce dispositif suscite les réticences de Xavier Breton qui indiquait en Commission « il ne faudrait pas que les dispositifs de soutien aux jeunes se mettent en place au détriment des familles car elles doivent être soutenues dans leurs tâches d’accompagnement des jeunes ».
« En effet, le premier lieu de la solidarité, c’est la famille, et c’est seulement quand elle est défaillante qu’il y a aide publique ».
Le Président de la République entend également donner la « priorité absolue » aux 100 000 jeunes qui chaque année « décrochent » et quittent le système scolaire sans formation ni qualification. Pour ces jeunes à la dérive de 16-18 ans, il est désormais obligatoire de les intégrer à un processus de formation ou de les aider à trouver un emploi. Toute la communauté éducative devra s’impliquer, particulièrement les missions locales qui devraient bénéficier de moyens renforcés.
Pour prévenir ces décrochages, c’est tout le système d’orientation qui doit être adapté. Les lycéens pourront ainsi changer d’avis quant à leur choix d’orientation, ils disposeront d’un livret de compétences, seront suivis individuellement dans leur parcours et des « plates-formes régionales d’orientation » seront généralisées en 2010.
Pour finir, ont été annoncées la création d’un service civique volontaire ainsi que la revalorisation de l’apprentissage.