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Jean-Pierre RAFFARIN et Xavier BRETON sur le terrain... du concours d'attelage de l'élevage du Verger, à Jasseron.
Lorsque l’homme arrive, attendu par plus de deux cents personnes, le ciel est gris. L’ancien premier Ministre, après avoir été brièvement présenté par Xavier Breton, prend le micro...
Lorsque l’homme arrive, attendu par plus de deux cents personnes, le ciel est gris, le temps maussade. L’ancien premier Ministre, après avoir été brièvement présenté par Xavier Breton, prend le micro. Au fil de son allocution, nous oublions les nuages et la fraicheur de la température, nous oublions même les nombreux flashes et caméras qui ne semblent pas troubler le tribun, rompu à ce genre d’exercice.
Chacun a les yeux rivés sur celui que Xavier BRETON décrit comme l’homme qui a mis en œuvre l’acte II de la décentralisation, et qui a été l’initiateur de la réforme des retraites. Comme l’explique le député de l’Ain « avant de pouvoir lancer une réforme il faut l’expliquer ; pour l’expliquer il faut en parler longtemps à l’avance ».
En homme de bonne société qu’il est, Jean-Pierre RAFFARIN, actuellement sénateur, commence par remercier chaleureusement la propriétaire des lieux et organisatrice de l’événement, Françoise Perrin-Michel. Il continue son allocution en rappelant aux élus présents l’importance d’un « enracinement » profond, évoquant son séjour à Matignon où il a vu trop d’hommes brillants échouant dans leur devoir de servir le bien commun par leur perte de repères et leur manque de « racines ».
Il interpelle les sénateurs, députés, conseillers généraux et régionaux présents, sur l’importance du maire « premier rempart de la République, rapporteur des réactions premières des citoyens ».
Enfin, dans un contexte de critique du rôle actuel du Sénat par certains élus de l’opposition, Jean-Pierre RAFFARIN sait, avec des mots simples, réexpliquer son rôle : « si les députés vivent au rythme de l’opinion publique, les sénateurs vivent, eux, au rythme des territoires de la République ». Parlant de ses collègues sénateurs et de lui-même, il déclare « nous sommes les élus des territoires ».
La journée s’achève par une mise en pratique de son discours ; « enraciné »sur les abords du terrain boueux de l’élevage de shires, Jean-Pierre RAFFARIN peut voir s’exprimer pleinement ce qu’il nomme « la filière cheval ».