Un an après le passage à l'autonomie des 18 premières universités françaises, le bilan apparaît très positif. Sur la base de ce bilan et à partir des engagements pris par d'autres établissements, on compte au total 51 universités autonomes depuis le 1er janvier 2010.
La réforme a d'abord permis une forte déconcentration de la gestion, rendant les processus de décision moins lourds. Ainsi, Lionel Collet, Président de la Conférence des Présidents d'Université notait que "nous n'avons plus besoin d'attendre de 18 mois à 2 ans et l'autorisation du ministère pour combler un poste. De même, la maîtrise de la masse salariale nous a permis de mettre en place des politiques innovantes de recrutement".
C'était tout l'objet de la réforme : rendre les Universités françaises plus attractives, compétitives et développer la recherche.
Au moment de la mise en oeuvre de la réforme, certains s'inquiétaient du risque d'un éventuel désengagement de l'Etat. Sur ce point, le Président de la Conférence des présidents des universités exlique que "nous sommes face à un gouvernement, en dehors de toute considération politique, qui a placé les universités comme priorité nationale et a remis à niveau nos établissements".